Et si ma quête n’était pas terminé?

L’apprentissage est un élément long mais important dans notre vie.

Ne dit-on pas d’ailleurs que l’on passe sa vie à apprendre avec les chevaux?

Après plus de vingt ans de pratique équestre, parfois intense, parfois en dilettante, j’ose me permettre de passer du côté du corps enseignant, pour transmettre ce qui me parait juste et important dans notre relation avec les chevaux.

Mais à côté de cela, j’ai ce besoin de continuer à apprendre, à découvrir, à me perfectionner. Je reste élève de Maître, mentor, coach, qui, au grès de leur passage dans ma vie, m’apportent des outils pour construire mon cheminement. Et puis j’ai cru que ma quête touchait à sa fin. Que j’avais enfin trouvé un lieu, des personnes qui m’apporteraient les derniers enseignements dont j’ai besoin pour me lancer totalement en autonomie.

Sauf que ce n’était pas le cas.

Bien plus que des connaissances à acquérir, c’est un schémas de réflexion qu’il me faut avoir, afin de trouver comment m’adapter à chaque être vivant qui viendrait me demander conseil. Mais pour acquérir ce schémas, il me faut ma culture, mon expérience ainsi que mes techniques et mon sentiment. Cela pour m’assurer de trouver les réponses justes, le moment venus.

Il s’agit donc d’un ensemble de compétences à obtenir, plus ou moins en synergie, pour me permettre de créer un chemin qui me ressemble.

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Photo by Mahkeo on Unsplash

A chaque fois que je passe le portail de l’écurie, j’apprend quelque chose. Que ce soi en matière de soins, de technique de manipulation, de travail, de théorie ou de pratique. Il y a toujours un point à découvrir. J’ai parfois la sensation d’avoir la chance d’être dans une relation de compagnonnage avec mon mentor, toujours là pour répondre à mes questions, aussi stupides soit-elles.

Ma plus fidèle coach étant Rhéa, toujours présente, jouant son rôle parfaitement, me mettant toujours dans des situations qui m’oblige au questionnement et à la réflexion.

Tout cela m’a donc amené à réfléchir sur le but précis de ce chemin. Car même si je sais que ce dernier se situe dans le domaine équestre, je ne suis malheureusement toujours pas en mesure de le définir très clairement, même si je connais approximativement là où je ne voudrais surtout pas aller.

Je tâtonne donc au grès de mes envies ou non, cherchant avant tout à écouter mon cœur plus que ma raison. La remise en question reste perpétuelle, nécessaire et souvent difficile. Mais cela m’amène à continuer ma quête de sens alors que je pensais celle-ci terminé.

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De la patience vers la transmission

J’ai toujours été touché par la patience dont Rhéa été capable de faire preuve à mon égard. Cette douceur avec laquelle elle me regardait faire mes erreurs puis, doucement, me montrait que non, ce n’était pas ce chemin là que je devais suivre.

Malgré les querelles qui ont pu peupler notre route, jamais elle ne m’a abandonné, jamais elle ne m’a laissé tomber. Toujours elle venait vers moi, prête à recommencer la leçon, un jour après l’autre, quelqu’un soit ma compréhension, quelqu’un soit mon évolution. Je n’arrivais d’ailleurs pas véritablement à comprendre, pourquoi elle acceptait de se laisser tranquillement licoler et mener. Certains auraient pu penser qu’elle été résignée, mais ce n’était pas le sentiment qu’elle m’inspirait. Bien au contraire, je la sentais déterminé à chaque instant. Une volonté qui émanait d’elle, telle une aura qu’elle faisait vibrer.

Rhéa, comme beaucoup de son espèce, est capable d’une infinie patience quand il est question de transmettre. Une bonté d’âme, apparentée à de l’amour, qui se veut bienveillante et douce à la fois.

Souvent pourtant, je me suis demandée  » POURQUOI? ». Oui, pourquoi m’offrait-elle cela? Pourquoi agissait-elle ainsi, avec cet instinct maternel envers moi? Moi qui faisais tant d’erreur, moi qui pouvais parfois ne pas me rendre compte de ma bêtise, de ma folie, de ma bassesse….

Les chevaux ont souvent bien plus foi en nous, que nous-mêmes en serions capable à notre égard. Rhéa m’a toujours poussé à aller chercher plus loin, à sortir de ma routine, mon confort, mon bien-être, elle m’a toujours, et le fait encore d’ailleurs, obligé à avancer, évoluer, croître encore et encore… vers mon but, vers mon COEUR…Car lui seul connais ma véritable destiné, lui seul me permet d’être ce que je suis réellement.

A travers ses agissements, elle m’a transmis le goût de la patience. Cette capacité à attendre, à laisser celui qui apprend prendre son temps, chercher, faire son propre chemin. Le jour où j’ai ouvert les yeux sur cet enseignement, j’ai reproduit ce schéma qu’elle venait de m’offrir sur des chevaux que je devais faire évoluer mais aussi envers des cavaliers qui venait apprendre à mon contact. Je donnais ainsi à mes élèves, les notions pour les mettre sur la bonne voie, mais jamais ne les poussait. Tous pouvaient prendre leur temps, faire leur propre chemin pour comprendre ce que je voulais leur inculquer.

Ma patience donnait naissance à leur liberté. Leurs volontés n’en devenaient que plus belle et leur compréhension plus grande.

Car la patience est mère de toutes les vertus, et c’est en elle que tous s’acquièrent.

 

Ecouter son coeur

J’ai osé confier ma jument. Pour la première fois en six ans, j’ai laissé toute une semaine, Rhéa travailler avec ma coach.

Pourquoi cette décision ?

Décision que mon ego a détestée et n’acceptera sûrement jamais. Mais qu’importe, mon coeur lui, était soulagé, heureux que j’ose enfin lâcher-prise, vis-à-vis de Rhéa, heureux que j’arrête de me mettre la pression pour réussir absolument seule avec mon binôme, heureux que je l’écoute enfin.

C’est Annie qui m’a proposé cela. Elle-même qui ne voulait pas s’occuper de ma jument au travail, afin de me permettre de réaliser mon chemin et de comprendre par moi-même ce qu’il avait à m’apprendre. Et grâce à elle, nous avons déjà réussi à parcourir un chemin incroyable.

Mais voilà, dimanche, nous étions encore dans une impasse, sûrement à cause de moi, mais peut être aussi à cause d’elle. Un cap que nous n’arrivons pas à passer.

Nous avions donc besoin de prendre du recul l’une par rapport à l’autre. D’avancer chacune sur notre propre chemin pour mieux nous retrouver.

Je ne sais encore pour Rhéa, mais pour moi, cette distance m’a permis de me recentrer sur moi et mes attentes. Mais aussi sur des changements s’opérant dans ma vie et sur lesquelles je me devais de focaliser mon attention.

Mais cette expérience m’a permis aussi de prendre conscience de l’importance d’écouter mon cœur. Même si ce dernier semble parfois me dire des choses qui me donnent la sensation d’aller à l’encontre d’une volonté où d’un état de fait. Me permettant de comprendre la différence entre ce que je souhaite véritablement et ce que souhaite le monde qui m’entoure.

Je n’ai jamais senti autant de bien-être que quand je fais ce qu’il me conseille. Et je pense que d’une certaine manière, c’était le message que Rhéa cherchait à me faire passer.

 

Friandises maison pour chevaux

Nos loulous sont incroyables, et quoi de mieux que de leur offrir une friandise à la hauteur de leurs qualités?

Nos chouchous sont comme nous, ils raffolent des petites gâteries qu’on aime leur offrir de temps en temps. Si les pommes, carottes et autres fruits sont toujours les bienvenus, les bonbons type industriel font très bien l’affaire aussi. Mais dans ma démarche d’une vie plus saine, plus proche de la nature, plus authentique, il me semblait normal de tenter de réaliser des bonbons moi-même.

Je vous partage donc des recettes testées et approuvées, simples à réaliser:

Recette 1: Pâtisserie pour chevaux

  • Fruit (de préférence une demie pomme ou une petite carotte)
  • 100g d’eau
  • 75g de sucre
  • 220g de farine

Mélanger l’eau, le sucre et la farine dans un saladier. Attention, si la pâte devient collante, ne pas hésitez à rajouter de la farine pour que cela ne soit plus le cas.

Ajouter la demie pomme coupé en petit bout (à mélanger dans de la farine avant de l’incorporer à la pâte pour éviter l’excès d’eau) ou la carotte pareil, débiter en petits bouts.

Faire de petits cookies à mettre sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.

Mettre au four th7 pendant 20min.

Servir froid

Recette 2 : Cookies pour chevaux

  • 1 verre de farine
  • 1 verre de flocons d’avoine
  • 1 verre de carottes râpées
  • 2 cuillères à soupes d’huile
  • 1 cuillère à café de sel

Mélanger l’ensemble des ingrédients dans un saladier jusqu’à obtention d’un pâte homogène.

A l’aide de deux cuillères à soupe, former des petites boules à disposer, bien espacées, sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.

Aplatir chaque boule à l’aide d’une cuillère préalablement enduite de farine (pour éviter qu’elle ne colle)

Mettre au four th5 environs 15 min (ils sont prêt quand ils sont bien dorée)

Servir froid.

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Bien évidemment, ces deux recettes peuvent être changées, soit en mettant d’autres fruits ou légumes, soit en rajoutant du muesli ou divers miels voire mélasses. N’hésitez pas à tester et à m’en faire le retour.

Bonne préparation!

A la découverte du monde silencieux

Vous êtes vous déjà installé dans un près avec des chevaux? Assis là, sans rien faire, on est vite envahi par le silence. Un silence apaisant, qui nous emplit à mesure qu’on lui donne la possibilité de nous pénétrer, et qui nous offre, par la même occasion, un bien-être incroyable.

Le monde des animaux est paisible et silencieux. Les rares moments où une agitation se réalise, c’est un ensemble qui se meut dans la nature, dans la même direction. Puis le silence revient, comme si rien ne s’était passé.

Contrairement au monde des hommes où parfois il est possible de se demander si le but n’est pas de créer le plus de bruit possible… celui des animaux, et plus particulièrement des chevaux, est fait d’un silence incroyable, mais qui n’a rien d’effrayant, bien au contraire. Ce silence est celui qui nous fait du bien, dont nous avons besoin pour faire une pause, pour prendre le temps de se reposer, de méditer, d’avancer sur soi-même.

Ce silence est empreint d’un apprentissage, qui nous donnes envie de ralentir, de respirer véritablement, de se reconnecter au monde vrai, à la nature. Il est ce bien précieux qui nous est utile pour écouter en toute simplicité nos pensées, mais aussi pour communiquer avec les chevaux.

Car quand nous prenons le temps de les observer, en silence, nous nous rendons compte des milliers de petits détails qui peuplent leur vie est l’incroyable richesse de leur mode de communication non verbale. A travers des mouvements, d’oreilles, de queue, des déplacements, des regards, etc., le troupeau tout entier communique et semble réussir à ne faire qu’un. De la même manière, nous pouvons prendre conscience de toute cette communication non verbale que nous-même dégageons, et souvent sans nous en apercevoir. Notre posture, nos tiques, nos habitudes, offrent au monde des informations sur ce que nous pensons, nous ressentons. Nous laissons transparaître ce que nous sommes véritablement et les chevaux arrivent bien mieux que n’importe qui, à lire ces messages.

Ce sont les maîtres du silence. Prêt à nous offrir cet apprentissage si nous acceptons, juste le temps d’un instant, de ne plus faire de bruit.

Ma volonté de transmettre

C’est peut-être quand nous ne savons plus que faire que sonne l’heure de notre vrai travail, et quand nous ne savons plus quelle voie emprunter que commence notre vrai voyage.

Wendelle Berry

Le jour où j’ai lu cette citation, une porte s’est ouverte en moi.

Je suis devenue monitrice d’équitation par la volonté de transmettre une belle équitation à un public passionnée. Mais une fois passée l’excitation des débuts, je me suis vite vue confronté à la réalité qu’impliquait ce métier et la dureté du domaine dans lequel je mettais les pieds.

Je fus déçue. J’avais envie de prendre le temps, d’offrir à l’être humain la possibilité de vivre cette belle relation avec les chevaux comme moi je pouvais la vivre, mais aucune structure équestre ne semblaient prête à suivre cette volonté.

J’étais donc perdue. Je voulais continuer à me battre pour mes convictions, ma vision du monde que je pensais juste, mes principes qui semblaient trouver leur public… Mais je savais au fond de moi, que là n’étais pas ma place. Je suis donc monté sur Rhéa et nous sommes partie dans une petite écurie, loin du tumulte d’un univers qui ne ressemblait en rien à ce que nous avions pu imaginer.

S’en est suivi une longue période de doute sur moi-même. Sur ma capacité à exercer mon métier, sur ma possibilité à m’adapter, sur ma volonté à être moi.

Je cherchais, chaque jour, ce que je pourrais bien faire pour apporter ma pièce au monde équestre. J’ai passé des nuits blanches à réfléchir, à me creuser la tête dans tout les sens, tentant de nouer des liens avec des personnalités qui au final, disparaissaient aussi vite qu’elle n’étaient rentré dans ma vie.

En réalité, je tournais en rond. Je revenais sans cesse à mon point de départ et, ne voulant plus ressentir ce mal être à ne pas trouver ma place, je partais me réfugier auprès de Rhéa, oubliant ainsi les tumultes extérieurs à notre relation.

Et de la même manière que tout cela a commencée, tout s’éclaira. En faite, plus exactement, Rhéa m’offrit la réponse. Ce n’était pas les humains que je devais chercher à instruire, mais les chevaux. Eux étaient tous prêts à m’écouter,  à vouloir apprendre en douceur et en prenant le temps. J’ai donc pris la décision de former les chevaux, pour qu’à leur tour, ils puissent former les humains. Ainsi, ils devenaient un maillon important de notre transmission et non plus un outil que le cavalier oubliait trop vite de traiter comme un être vivant.

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Les chevaux retrouvaient leur place dans mon cheminement, ils devenaient mes partenaires. Un privilège qu’ils m’offraient mais qui ne s’arrêtait pas là pour autant. Car à présent, il fallait que je trouve comment leur permettre d’apprendre aux humains. De la même manière que Rhéa m’apprenait chaque jour? Pourquoi pas après tout.

De l’ombre naît toujours la lumière

Il se passe parfois des événements dans notre vie, qui nous amènent à réfléchir de manière plus profonde au sens même de notre existence.
Et il y a des situations, plus ou moins douloureuses, plus ou moins agréables, qui nous font nous questionner sur les raisons du chemin que nous sommes en train de parcourir.
Un de mes compagnons a failli perdre la vie, il y a une semaine. Aucun véritable signe avant-coureur, pas de raison à proprement parler, mais en une journée, il fut gravement malade, cela aurait pu être la fin. Un hasard? Un dieu,? Une volonté? Appelons cela comme nous le voudrons, a pourtant bien du en décider autrement, car ce jour-là, malgré des symptômes très violents, nous avions les médications sous la main pour le soigner. Tout était  bien là, comme si nous étions préparé à cette éventualité.

Mon bel ami s’en est donc sorti. En tout cas, nous avons réussi à éradiquer le gros des symptômes, permettant de commencer une recherche plus approfondie du problème, mais ces jours ne sont plus en danger.

Une fois la peur et la tristesse passés, je n’ai pu que m’arrêter sur cette sensation que les éléments semblaient avoir été préparés pour cette crise. Comme s’il ne fallait pas qu’il meurt aujourd’hui. Comme si c’était entre nos murs, qu’il serait sauvé de cette horreur qui dormait en lui depuis plusieurs années.

Scientifiquement, il y a une explication à cette crise fulgurante, mais il n’en reste pas moins, pour moi, le hasard. Que ce dernier fasse bien les choses ou qu’il n’existe pas, il a pourtant bien joué un rôle dans cet événement.

A cela une simple question: POURQUOI? 

Au fond de mon cœur, résonne une force que je ne me connaissais pas, une capacité à garder mon calme devant la pire des peurs, mais aussi une maturité qui, je pensais, me faisait défaut.

Cela m’a aussi intimement persuadé, du bien fondé de la confiance que je porte envers ceux qui m’épaulent chaque jour dans le bien-être de mes animaux.

Mais surtout, cela m’a conforté dans mon rôle de « gardienne » de cet être cher, de mon envie et mon besoin de lui donner, comme aux autres,  les soins autant physiques que psychologiques et émotionnels, qu’il n’a jamais reçu. Lui offrir la possibilité de montrer sa grandeur et d’être tout simplement, ce qu’il est.

Il y a une semaine, j’ai cru perdre mon cheval, mais en réalité, j’ai gagné un chemin de vie, lumineux et bienveillant, a arpenter avec les plus beaux des partenaires, mes animaux. Ceux qui savent faire jaillir de mon cœur, les plus pures expressions qu’il possède.

 

Retour sur ma première entreprise équestre

La première fois que je me suis mise à mon compte, dans le domaine équestre, j’ai cru que cela serait facile, que je trouverais  du travail rapidement et que je serais enfin à ma place. Certes, j’ai trouvé du travail facilement, mais ma réussite et mon bien-être, quant à eux, n’étaient pas au rendez-vous.

J’ai finalement arrêté au bout d’un an et demi. J’ai alors pris le temps de réfléchir sur cet échec afin d’en tirer une leçon pour l’avenir.

  • Pourquoi n’ais-je pas réussi comme je le pensais?
  • Pourquoi la clientèle ne semblait pas être au rendez-vous?
  • Pourquoi je me suis perdue personnellement?

« De chaque échec découle de belles perspectives et une possibilité d’avancer »

En voici, de mon point de vue, quelques réponses:

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