Quel drôle de nom pour un syndrome mal connu et pourtant aux effets qui peuvent être ravageurs.

Concrètement, il s’agit d’une conséquence sur l’ensemble du corps du cheval qui fait que ce dernier est toujours « tordu ». En faite, il porte toujours un diagonal en avant et un autre toujours en arrière, créant un déséquilibre sur l’ensemble de son fonctionnement.

Ce souci est bien connu dans les pays anglophones. Par contre pour ce qui est de la France, nous sommes dans les débuts de la découverte de ce syndrome, rendant bien évidemment le diagnostique ainsi que le traitement assez compliqué.

Mais pas de panique, voilà un début d’explication.

I. Qu’est ce que le High/Low exactement?

Pour parler simplement, une image reste très claire pour tous. Donc le High/Low c’est cela:

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Rhéa atteinte de ce syndrome depuis toujours, mais diagnostiqué à l’âge de 11 ans.

La posture de la jument est caractéristique de ce syndrome, un antérieur (toujours le même) en avant, quelque soit la situation, mais aussi un coude, celui de l’antérieur qui est toujours en arrière, qui ressort et celui de l’autre antérieur qui rentre (ici on peut se rendre compte que le coude droit ressort fort), suite à cela, une différence entre les deux genoux, les deux paturons et bien sur cela se voit aussi au niveau des pieds.

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Rhéa poulain, c’est léger mais on voit déjà bien que l’antérieur en avant est le même que sur la photo précédente… La différence de genoux est déjà visible aussi.

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Pour en revenir au pied, il est possible de remarquer que sur les antérieurs, l’un à un talon plus haut que l’autre. L’antérieurs toujours en avant à un talon très bas alors que celui qui est toujours en arrière à beaucoup de talon. L’ensemble aidant au déséquilibre de l’équidé.

Pas trop flagrant sur cette photo mais la jument est déjà en cour de traitement.

Mais on voit bien la différence entre les deux genoux ainsi que l’angle du paturons.

 

II. Pourquoi ce syndrome?

La raison reste assez flou, beaucoup pense qu’il s’agit d’une position du poulain dans le ventre de la mère, mais difficile encore de pouvoir l’affirmer. Cependant, beaucoup de chevaux en souffre et ce depuis leur plus tendre enfance.

Le syndrome démarrerait de la premier côte des équidés en souffrant. Celle-ci serait déplacé (parfois la seconde aussi) créant donc un blocage de l’antérieur correspondant ( sur Rhéa, la côte droite)l’équidé ne peut pas développer ce membre comme l’autre. Cela peut se remarquer dans dans la musculature du cheval qui bien sur est dissymétrique, le coté « fort », celui qui fonctionne correctement et qui compense donc est très musclé comparativement au coté « court », celui qui est bloqué qui ne peut pas fonctionner.

Si pour certains chevaux, cela n’engendre que des problèmes de rectitude et de souplesse, pour d’autre, cela peut aller jusqu’à des soucis de blocage dans le travail à force de devoir se battre contre le cavalier qui lui demande un mouvement impossible pour lui.

Les chevaux atteint de ce syndrome se voit diminuer dans leur performance et souvent traité de « mauvais » car incapable de faire ce qu’on leur demande et pour cause…

III. Que faire face à ce syndrome?

Peut-on en guérir totalement? Je ne sais pas personnellement, étant toujours dans la recherche de la solution, mais en tout cas, les techniques pour soulager nos amis existent.

Parage pour rectifier la pousse des pieds (à réaliser par un pareur expérimenté et en prenant le temps!), mais aussi avec des ostéopathes connaisseurs (ce qui est rare pour nous français).

Car la plupart du temps, au niveau ostéopathie, sur ce genre de cas,la manipulation se fait plus sur l’ensemble de l’arrière main, mais aussi les cervicales qui évidemment en viennent à ce bloquer pour compenser le souci de la côte. La manipulation est donc juste mais ne résout pas le problème de fond, et oblige le professionnel à revenir souvent pour le même problème. Néanmoins, cela peut soulager déjà le cheval.

Le shiatsu est aussi une médecine bénéfique qui peut aider l’équidé à ce sentir mieux. La détente est toujours bénéfique!

L’ensemble combiné correctement aide avec le temps à redresser notre compagnon mais il s’agit bien d’un travail régulier et sur le long terme.

Cependant, pour rester sur du positif, la preuve qu’avec du travail correct et un ensemble de techniques de manipulations et de parage on peut en venir à « corriger » le souci:

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Jument sale mais droite sur ses aplombs de devant!

IV. Pour aller plus loin.

Ceci est un article qui, je l’espère s’étoffera au fur et à mesure de temps et de l’appréhension de ce syndrome. En attendant, je vous laisse découvrir l’article sur le blog Podologie Équine qui est très complet et une véritable mine d’or sur le sujet mais aussi à vous rapprochez des articles de April Battles (en anglais) spécialiste du High/Low.

Pour ma part, je me suis rapproché de Isabelle Dorand, suissesse qui à suivit des stages avec April Battles et qui connais aussi ce sujet.

Bref, je prévois aussi de créer un article sur mon suivit de ce syndrome et les « techniques » que j’utilise pour tenter d’aider au mieux ma Rhéa.

N’hésitez pas à faire part de votre expérience sur ce sujet.